Accueil & Actualités

LES EXPOSITIONS A VENIR

 

 

Mais qui donc était Robert Fernier ?

 

Pour les francs-comtois, c’est le « Peintre de la neige », celui qui a le mieux représenté les rudes paysages du Haut Jura français et suisse.

Mais c’est aussi l’écrivain ethnologue qui s’est attaché à écrire les histoires qui se racontaient dans les villages du Haut Doubs jusque dans les années 1920, à réunir et exposer des objets d’arts régionaux.

 

Pour les pontissaliens, c’est le correspondant des monuments historiques qui se battit, le plus souvent contre leur gré, pour éviter le saccage des monuments anciens au nom de la modernité, et le père du Musée Municipal de Pontarlier.

 

Pour nos amis d’Outre-Jura, c’est le professeur fidèle et aimé de l’Ecole de peinture de Sainte Croix. Pour les voyageurs, c’est celui qui a parcouru l’Océan Indien, est tombé amoureux des paysages et de ses hommes, et nous a rapporté des tableaux et des récits émerveillés de ses séjours.

 

Pour les amateurs d’art, c’est le créateur et animateur pendant plus de 25 ans du Salon des Annonciades à Pontarlier, lequel l’entre deux guerres était le plus grand salon d’art de l’Est de la France et attirait les plus grands personnages politiques de l’époque. C’est aussi celui qui, Président des Amis de Gustave Courbet, réhabilita Courbet dans la région, acheta sa maison natale d’Ornans pour en faire un musée, et rédigea un Catalogue Raisonné qui est encore la référence.

 

Comment Robert Fernier a-t-il pu courir autant de lièvres sans se disperser ? Sans aucun doute grâce à deux qualités essentielles : une grande acuité de l’âme des paysages et des hommes, et une force de travail hors du commun.

 

Robert Fernier fut d’abord un amoureux et chantre de la Franche-Comté. Alors que Cormon, son maître aux Beaux-Arts de Paris lui avait dit : « Mon petit Fernier, vous habitez un pays noir, pluvieux et triste. Vous n’en tirerez jamais rien. Il faudra que vous découvriez un autre pays plus pictural si vous abordez la carrière de paysagiste », il mit toute son énergie à le contredire en magnifiant la Franche-Comté par la peinture et par le texte.

Par la suite, atteignant la soixantaine, la découverte d’abord de l’Afrique du nord, puis de l’Océanie et enfin de la Polynésie, lui a ouvert le regard vers de nouvelles couleurs, de nouveaux mondes abordés avec l’enthousiasme d’un jeune homme.

 

                                              Gérard Bédat

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le mot du prÉsident

ACTUALITÉS

Autoportrait 1945

Zone de Texte: Pour toute commande, 
allez sur notre page BOUTIQUE !